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Retour sur un événement : Conférence du 19.12.2016 au Goethe-Institut Lyon

Comme un fil conducteur des différentes interventions, ainsi que de la table ronde qui s'ensuivait, la soirée était placée sous le thème :
 

Le Franco-allemand en Europe ou en région Auvergne Rhône-Alpes, quelle vision d'avenir ?

 

avec la participation de Herr Klaus Ranner (Consul Général d'Allemagne à Lyon), de Herr Dr. Peter Reuss (Ambassade allemande à Paris), de Herr Jörn Bousselmi (AHK de Paris), et les témoignages de Philippe Rovere (Wacker), de Nicolas Kerfant (BASF) et de Jörg Ellmans et Laurent Mozzo (Bayer) dans une table ronde animée par Xavier Duquenne (Valoris Avocats).

 

 

Compte-rendu de la soirée :

 

Les entreprises allemandes plébiscitent la région lyonnaise !

C’est dans les locaux du Goethe Institut de Lyon, qui célèbre cette année son cinquantenaire, que le WKRA a organisé lundi 19 décembre, une soirée - conférence sur la thématique : « Le Franco-Allemand en Europe ou en région Auvergne-Rhône-Alpes, quelle vision d’avenir ? » à laquelle ont répondu présents de prestigieux invités issus de la sphère politico-économique franco-allemande. De riches débats conduits dans les deux langues et poursuivis du verre de l’amitié franco-allemande. Plutôt dans l’après-midi, plusieurs entreprises allemandes implantées dans la région lyonnaise avaient ouvert leur porte pour une visite sur site.


L’importance du moteur franco-allemand dans l’Europe post-Brexit

Le Dr Peter Reuss, conseiller économique à l’Ambassade d’Allemagne en France a livré sa vision de l’Europe post-Brexit et du rôle que doivent jouer nos deux pays face aux grands défis contemporains (immigration, montée des populismes, terrorisme). Selon lui, le Brexit pose de nombreuses questions pour l’union européenne. La Grande-Bretagne et les pays européens risquent d’être les grands perdants de cette décision souveraine et respectable du peuple britannique, qui fait courir un risque de (dé)construction européenne. Cette période d’incertitude et de défis historiques pour l’Europe est l’occasion de réaffirmer le rôle moteur du couple franco-allemand mais dans une perspective non exclusive des autres pays qui constituent l’UE.
L’Allemagne est évidemment très attentive à la campagne électorale française. Le diplomate allemand dénonce la montée du populisme en France comme en Allemagne et dans d’autres pays européens. Sa position concernant les prochaines élections présidentielles en France est sans ambiguïté : tout sauf le Front National. Berlin s’accommodera de la couleur politique du futur président élu par le peuple français en espérant que les réformes structurelles nécessaires puissent se faire.



Les entreprises allemandes en France : confiantes mais un optimisme mesuré


Jörn Bousselmi, directeur général de la Chambre franco-allemande de commerce et d’industrie (AHK) a rappelé la très forte relation commerciale entre nos deux pays, qui ne faiblit pas d’année en année (même si la France a été détrônée par les Etats-Unis comme premier partenaire commercial de l’Allemagne en 2015). Il a également livré le ressenti des entreprises allemandes implantées en France en commentant les résultats d’une récente étude EY/AHK.
Globalement, les entreprises allemandes sont plutôt confiantes quant à l’avenir de leur business sur le marché français. Pour 2017, 55 % envisagent un maintien de leur bénéfice avant impôts. Un tiers envisage une hausse et (seulement) 12 % (contre 15 % en 2014) envisagent une baisse. Toutefois leur optimisme est mesuré. La fiscalité, les charges sociales pesant sur les entreprises, la lourdeur administrative et la complexité du code du travail demeurent les principaux freins à l’investissement. Les investisseurs allemands attendent (toujours) que de véritables réformes économiques soient adoptées en France, dans la lignée du CICE. Ils attendent davantage de lisibilité du cadre des affaires. Par ailleurs, la qualité des produits/services est devenue le critère numéro 1 pour réussir sur le marché français, devant le service rendu au client et la compétitivité-prix.


Lyon et sa région : une position stratégique

Les entreprises françaises établies en Allemagne sont principalement implantées dans quelques grands centres économiques : Hambourg, Düsseldorf / Cologne, Francfort, Stuttgart, Munich et Berlin, tandis que les entreprises allemandes implantées en France sont essentiellement implantées en Ile-de-France, en Alsace et en Auvergne-Rhône-Alpes (600 établissements). Tous les intervenants à cette soirée ont souligné la position stratégique de Lyon et de sa région, d’où la présence historique de grands noms de l’industrie allemande. « Les savoir-faire de la région dans la chimie et les textiles sont largement reconnus » résume Philippe Rovere, Président de Wacker Chemie France, raison pour laquelle cette société familiale allemande de la région de Munich, s’y est implantée. « La France est un marché central en Europe pour Bayer. Nos activités européennes sont pilotées depuis Lyon. Nous nous considérons et nous sentons comme une entreprise française » témoigne Jörg Ellmans, Vice-Président zone EMEA au sein du groupe Bayer. « A Paris, les sites industriels sont en périphérie, à 70 kms du centre ville, ce qui est problématique pour les réunions et déjeuners d’affaires, nous n’avons pas cette contrainte en région lyonnaise » commente Nicolas Kerfant, directeur général de BASF France, « une start-up de 150 ans » dont l’identité, construite à coup d’acquisitions et de consolidations, est plus « européenne qu’allemande ».


Les Allemands ont parfois du mal à comprendre ce qui se passe dans leur filiale française

Les dirigeants de ces grandes entreprises qui ont fait le choix de la France, ont ensuite pris la parole lors d’une table ronde animée par Xavier Duquenne, Vice-Président du WKRA, associé chez VALORIS Avocats, dans un format volontairement sans langue de bois, riche en anecdotes et en partage d’expériences. Ils se sont livrés, mêlant à la fois business et expérience personnelle, souvent avec un brin d’humour. Ainsi, Laurent Mozzo, directeur des ressources humaines de Bayer France ne résiste plus à son destin franco-allemand : « J’ai choisi une entreprise française qui a racheté une entreprise allemande. Je suis marié à une Allemande, j’ai la double nationalité, j’ai été régulièrement en poste en Allemagne. Ce doit être ma destinée…» plaisante-t-il. Souvent, le directeur de la filiale française a bien du mal à expliquer des décisions (ou l’absence de décisions) au top management de sa maison-mère en Allemagne. Ainsi Philippe Rovere témoigne : « il est très difficile de faire comprendre à votre direction allemande qu’un client français sur lequel vous avez investi a subitement changé d’avis, d’autant que nos métiers sont très capitalistiques ». Parmi les autres sujets d’incompréhension, Nicolas Kerfant cite les relations avec les organisations syndicales qui n’ont pas le même poids qu’en Allemagne. « La créativité française est très appréciée, mais le manque d’anticipation des Français sur des sujets décisionnels importants, le fait qu’ils attendent souvent la dernière minute pour agir, tout cela est culturellement compliqué à comprendre pour un Allemand ». Par conséquent, les dirigeants de filiales françaises ont parfois du mal à convaincre leur hiérarchie. « On arrive à obtenir des compléments d’investissements sur des sites existants, mais beaucoup plus difficilement des investissements « from scratch » » explique Nicolas Kerfant.
Nombre d’anecdotes sur les différences culturelles ont ponctué les échanges et fait sourire (ou pas !) Français et Allemands. Pour le Consul général d’Allemagne à Lyon, Klaus Ranner qui a exercé des fonctions dans de nombreux autres pays hors Europe, « si l’on se place dans une perspective plus internationale, les différences culturelles entre les Allemands et les Français ne sont pas insurmontables. Finalement nous ne sommes pas tellement différents ». Il est donc essentiel de prendre en compte ces éléments culturels qui existent mais il est surtout indispensable d’instaurer un climat de confiance dans la relation. Les grands groupes comme BASF, Bayer ou Wacker ont instauré l’anglais comme langue « corporate », « mais si vous souhaitez gagner la confiance de votre interlocuteur allemand, il est toujours préférable de vous exprimer dans sa langue » conclut Laurent Mozzo, le DRH de Bayer France, qui, en matière de relations humaines, sait de quoi il parle…




Photos de la rencontre :

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